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- Peaux blanches, masques noirs
performance du blackface de Jim Crow à Michael Jackson - Lhamon, William T.
- traduit par : (Etats-Unis) Sophie Renaut
- préface de : Jacques Rancière
- Eclat , Paris
- Kargo , Paris
- collection Kargo
- Parution : Juin 2008
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12,00 € |
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Résumé
A New York, au marché Sainte-Catherine, dans les années 1820, des noirs dansaient pour gagner du poisson. Ces danses sont devenues une marque culturelle qui se retrouve à la fin du XXe siècle chez des artistes comme M. Jackson et M.C. Hamer. Etude sur les processus d'identification mis en oeuvre et sur le minstrel show, spectacles dans lesquels des blancs se noircissaient le visage (blackface).
Quatrième de couverture
«Voici un livre qui donnera le vertige à ceux qui sont habitués
aux standards de l'histoire culturelle», écrit Jacques Rancière
dans la préface inédite accompagnant cette nouvelle édition
de Peaux blanches, masques noirs. 1820, New York, marché
Sainte-Catherine : près du port, des «nègres» dansent pour
gagner quelques anguilles. À l'origine monnaie d'échange, ces
danses deviennent une marque culturelle pour le lumpenprolétariat
bigarré fasciné par le charisme et la gestuelle des
Noirs. Fin du XXe siècle, de part et d'autre de l'Atlantique et
sur MTV : Michael Jackson et M.C. Hammer se déhanchent
avec des pas de danse et des gestes identiques aux danseurs
d'anguilles. Pourquoi ces gestes ont-ils perduré ? Quels processus
d'identification ont-ils mis en oeuvre ? À qui appartiennent-ils
? Aux Noirs qui les ont créés, ou aux Blancs qui,
une fois grimés en noir (le blackface), les ont copiés et assimilés
? Peaux blanches, masques noirs, à travers l'histoire des
ménestrels du blackface et des lieux fondateurs de la culture
américaine, explore cette longue mutation d'un lore limité
aux frontières d'un marché multi-ethnique en une véritable
culture populaire atlantique où l'échange et la reconnaissance
de gestes signent une appartenance - le lore étant, au
contraire du folklore, non pas la propriété d'un peuple, mais
une matrice de savoir, de récits et de pratiques qui est tout
entière affaire de circulation. Esclaves ou nouveaux affranchis
noirs, mariniers ou commerçants blancs, tous vivaient
dans les mêmes conditions d'une classe ouvrière luttant pour
que la culture dominante les laisse libres d'échanger les marques
de reconnaissance culturelles qu'ils partageaient. Du
sifflement de Bobolink Bob sur le marché Sainte-Catherine à
celui d'Al Jolson dans Le Chanteur de jazz, du Benito Cereno de
Melville au Minstrel Boy de Bob Dylan, des peaux d'anguilles
portées en guise de serre-tête aux dreadlocks afros, William
Lhamon offre ici une fascinante anthropologie de ces signes
culturels qui, après avoir vaincu les forces d'oppression qui
tentaient de les étouffer, font aujourd'hui partie de notre
quotidien.
Fiche technique
- Famille : Sciences et sciences humaines
- Sous famille : Sociologie
- Sous sous famille : Sociologie : auteurs
- Reliure : Broché
- Page : 381 p
- Format : 19 x 12 cm
- Poids : 382.00 g
- ISBN : 978-2-84162-169-9
- EAN13 : 9782841621699
Peaux blanches, masques noirs : performance du blackface de Jim Crow à Michael Jackson