Catherine Clément

Catherine Clément

Catherine Clément a fait deux rencontres décisives dans sa vie : Vladimir Jankélévitch dont elle a été la très jeune assistante à la Sorbonne puis Claude Lévy-Strauss. Professeur, journaliste, romancière et philosophe, elle a écrit une vingtaine de romans et autant d'essais aux thématiques très variées.

Catherine Clément, soeur de Jérôme Clément, directeur d'Arte mi catholique, mi juive, a raconté dans Maison mère comment elle passa la guerre cachée en bord de Loire par sa grand-mère chrétienne pendant que ses grands-parents juifs prenaient la direction d'Auschwitz pour ne pas en revenir. Elle est reçue à l'Ecole normale supérieure de Sèvres à 20 ans et réussit l'agrégation de philosophie deux ans plus tard. Elle devient alors l'assistante de Vladimir Jankélévitch à la Sorbonne. Elle commence une thèse sur le Paradis Perdu sous sa direction, qu'elle achèvera mais ne soutiendra pas en raison de la mauvaise santé du philosophe. Elle consacre son premier essai, Claude Lévy-Strauss ou la structure et le malheur ainsi qu'un Que sais-je beaucoup plus tard, à Claude Lévy-Strauss qui en 1962 l'a invitée à expliquer un mythe africain à son séminaire de l'EPHE. Elle quitte l'enseignement pour se lancer dans le journalisme et dirige la rubrique culture du Matin de Paris. Elle prend la direction de l'AFAA, organisme de diffusion de la culture du ministère des Affaires étrangères et passe cinq ans en Inde. Elle y puise l'inspiration de ses meilleurs romans, Le voyage de Théo ou Pour l'amour de l'Inde, Les 1000 romans de Bénarès. Elle dirige ensuite l'université populaire du quai Branly et produit des émissions sur France Culture, tout en continuant son oeuvre, une vingtaine de romans et des essais qui touchent à de nombreux sujets, la musique, la culture et la psychanalyse.