Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik, neurologue et psychiâtre, a introduit en France la notion de résilience définie par le psychiatre américain John Bowlby et dont il est un exemple vivant ainsi qu'il le raconte dans ses mémoires Sauve-toi, la vie t'appelle.

Boris Cyrulnik est né à Bordeaux en 1937, d'une famille juive exilée d'Ukraine et de Pologne. Ses parents, sentant le danger, le confient, avant d'être arrêtés puis déportés sans retour, à l'Assistance Publique où une institutrice le recueille et le cache. Il est cependant arrêté chez elle à l'âge de 6 ans et parvient à se cacher et à s'enfuir de la synagogue où les juifs ont été regroupés. Une infirmière le sauve en le faisant monter dans sa camionnette et il est pris en charge par un réseau jusqu'à la fin de la guerre. A la Libération, sa tante le recueille. Après ses études secondaires au lycée Jacques-Decour, passionné d'éthologie, il entreprend des études de médecine et de psychologie. Il passe son internat dans des services de neurologie et de psychiatrie et devient neurologue à l'hôpital de Toulon. Il est bientôt professeur à l'université de Marseille, et y restera de 1974 à 1996, date à laquelle il sera nommé à Toulon. Son apport majeur, évidemment né de son expérience personnelle, a été de donner ses lettres de noblesse à l'éthologie jusque là peu reconnue et de reprendre le concept de résilience développé aux Etats-Unis par John Bowlby, cette qualité qui permet de surmonter la souffrance, l'abandon ou les traumatismes et de se reconstruire. Il l'a expliqué dans les nombreux livres qu'il a publiés depuis une vingtaine d'années et plus encore dans ses mémoires, Sauve-toi, la vie t'appelle, paru en 2012.

La Procure aime particulièrement :

La nuit, j'écrirai des soleils

O. Jacob ,

L'avis de La Procure

Pour B. Cyrulnik comme pour maints écrivains, cités dans son ouvrage, l’écriture, tel l’art, comble le gouffre de la perte, conduit la souffrance, la détresse hors de soi. C’est une façon de prendre de la distance face à son moi déchiré. Parlant de son traumatisme, l’auteur écrit : « En donnant forme à la tragédie, j’en maîtrisais la représentation... Un objet d’écriture matérialise la pensée et mon monde écrit n’est plus coupé de la réalité. »

Boris Cyrulnik : OEUVRES

Autres contributions

En savoir plus