François Euvé

François Euvé

François Euvé a un parcours inhabituel : normalien agrégé de physique, il a commencé à étudier la théologie pendant ses études scientifiques et s'est ensuite engagé chez les jésuites. Il admire Teilhard de Chardin et travaille sur la relation entre science et foi, en particulier le darwinisme.

François Euvé ne se destinait pas à la prêtrise. Passionné par les sciences expérimentales, il réussit le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure de Cachan et en ressort agrégé de physique. Dès cette époque cependant, il s'intéresse à la théologie, en raison des questions que lui posent, jeune catholique pratiquant, ses camarades de promotion, que des études scientifiques poussées ont rendus plus rationalistes. Il enseigne cependant la physique dans le secondaire de 1976 à 1983 comme le lui impose son statut de normalien, et passe un doctorat de 3è cycle sur les plasmas, avant d'entrer au noviciat jésuite. Il est ordonné prêtre six ans plus tard, en 1989 et prépare un doctorat de théologie qu'il soutiendra en 2000. Il part enseigner trois ans à l'institut Saint Thomas, l'université jésuite de Moscou puis, en 1997, est nommé professeur de théologie au Centre Sèvres à Paris. Il est doyen de la faculté et directeur du 3è cycle, titulaire de la chaire Teilhard de Chardin. Sa bibliographie reflète tout naturellement ses orientations scientifiques. Il s'intéresse aux théories de l'évolution, Penser la création comme un jeu, Darwin et le christianisme, à la vision biblique des scientifiques, L'imaginaire biblique des scientifiques, Une nouvelle vision scientifique du monde : Dieu au XVIIè siècle et à la vision scientifique des Mathématiques, astronomie, biologie et soin des âmes. Les jésuites et les sciences. Il a également consacré un essai à la notion de péché, Crainte et tremblement. Une histoire du péché et écrit un traité de théologie fondamentale et dogmatique.