Jacques Gaillot

Jacques Gaillot

Jacques Gaillot est un évêque français qui a pris nombre de positions, sociales, politiques et ecclésiales, contraires à la discipline de l'Eglise. Le pape Jean-Paul II l'a déchargé de ses fonctions en 1995 et nommé évêque in partibus de Partenia, un ancien diocèse d 'Algérie disparu au Moyen Age.

Jacques Gaillot doit interrompre ses études au séminaire pour effectuer son service militaire dans une Algérie en pleine guerre d'indépendance. Il est ordonné en 1961, nommé professeur au séminaire de Reims puis curé de paroisse à Saint Dizier. Vicaire général du diocèse de Langres en 1977, il est nommé évêque d'Evreux en 1982. Il n'hésite pas à prendre des positions avancées et souvent provocatrices, qui heurtent pouvoirs publics et autorités religieuses. Il soutient les immigrés en situation irrégulière, les minorités L'année de tous les dangers : coup de gueule contre l'exclusion et la communauté homosexuelle, combat le développement de l'arme nucléaire, Coup de gueule contre les essais nucléaires, rencontre Yasser Arafat à Tunis en pleine Intifada. Il est le seul ecclésiastique à assister au transfert au Panthéon de l'Abbé Grégoire, auteur pendant la Révolution Française de la constitution civile du clergé. Dans une séance privée de la conférence des évêques de France, il se prononce pour le mariage des prêtres et l'ordination des femmes. Après plusieurs avertissements, le pape Jean-Paul II le démet de ses fonctions en 1995. Sa messe d'au revoir à Evreux est l'occasion d'un grand rassemblement. Depuis, il continue à s'exprimer et à défendre les causes qu'il considère importantes dans des livres, Dialogue et liberté dans l'Eglise, Pour un catéchisme de la liberté ou Carnets de vie qui revient sur le sens qu'il donne à son engagement.