Antoine  Garanderie

Antoine Garanderie

Antoine de La Garanderie a souffert dans son enfance d'une surdité non détectée qui l'a handicapé dans ses études, au point de l'interdire d'agrégation et d'une carrière dans l'enseignement public, et l'a éveillé aux difficultés d'apprentissage pour élaborer sa théorie des gestes mentaux.

Antoine de la Garanderie, fils d'enseignant, est gêné dans sa carrière scolaire par une surdité non détectée qui lui fait redoubler une classe. Il désire enseigner et entreprend des études de philosophie, mais malgré une licence et un DES brillants, n'est pas autorisé à passer l'agrégation qu'il a préparée à Paris avec Gaston Bachelard et Henri Gouhier. Il se tourne donc vers l'enseignement privé et devient professeur dan son ancienne école, Saint Jean de Béthune à Versailles, avec une prothèse auditive. Une seconde tentative pour être autorisé à passer l'agrégation échoue. Il continue donc à enseigner à St Jean de Béthune, en classes préparatoires à Ginette puis à l'institut catholique de Paris. Il entame parallèlement un doctorat et commence à s'intéresser aux problèmes d'apprentissage et de pédagogie. Il crée l'Institut supérieur de pédagogie dans le cadre de l'institut catholique en 1967. Sa recherche, fondée sur une lecture des phénoménologues, Heidegger, Husserl, Merleau Ponty, porte sur les processus mentaux qui favorisent l'acquisition de connaissances : il met en lumière deux mémoires différentes, visuelle et auditive et propose des gestes mentaux adaptés à chacune, qui ouvrent la voie à des pédagogies différenciées. Il les expose dans des ouvrages, Les profils pédagogiques, Pédagogie des moyens d'apprendre, Tous les enfants peuvent réussir, Pour une pédagogie de l'intelligence, couronnés par le prix Comenius. Profondément croyant, il a aussi écrit plusieurs livres de spiritualité, Le sens de Dieu chez Spinoza et Teilhard de Chardin, Le sens de l'autre de Lévinas à Teilhard de Chardin et De Jaurès à Teilhard de Chardin.

Antoine Garanderie : OEUVRES