Lev Gillet

Lev Gillet

Lev Gillet, né catholique et converti à l'orthodoxie, a eu la responsabilité de la première paroisse orthodoxe de langue française. Véritable passeur entre les religions chrétiennes d'Orient et d'Occident, il a modestement signé nombre de ses livres Un moine de l'Eglise d'Orient.

Lev Gillet, né Louis Gillet dans une famille de catholiques fervents de l'Isère, rencontre pour la première fois des russes orthodoxes qui lui apprennent leur langue dans un camp de prisonniers en Allemagne pendant la première guerre mondiale. Après des études de philosophie et de psychologie, il entre au noviciat bénédictin de Clervaux au Luxembourg et étudie également en Angleterre et à Rome. Mais de plus en plus attiré par la spiritualité orthodoxe, il prononce ses voeux dans un monastère studite de Galicie avant de se convertir en 1928. Il est alors nommé recteur de la première paroisse orthodoxe francophone à Sainte Geneviève des Bois où se sont installés nombre d'exilés russes après la révolution bolchévique. En 1938, il change de vie : il part en Angleterre s'occuper des réfugiés, juifs ou chrétiens, chassés d'Europe Centrale par la montée du nazisme. Il y finira ses jours en 1980 et oeuvrera au rapprochement entre l'église anglicane et l'église orthodoxe. Il laisse une importante oeuvre spirituelle, Le visage de lumière, Présence du Christ, L'offrande liturgique ou Au coeur de la fournaise.