Jean Giono

Jean Giono

Jean Giono dont l'oeuvre s'inscrit en majeure partie dans la région de Manosque qu'il n'a quittée que pour de courts voyages, a vu sa jeunesse bouleversée par le traumatisme de la Grande Guerre. Son oeuvre qui n'appartient à aucune école est passée de la peinture d'une Provence âpre à une réflexion sur la condition humaine.

Jean Giono, d'origine piémontaise, est né et mort en haute Provence, à Manosque qu'il a très peu quitté. Sa famille est pauvre et il doit interrompre ses études à 15 ans pour entrer dans une banque. Mobilisé en 1914, il perd ses meilleurs amis et lui même est gazé. Le souvenir de l'horreur ne le quittera jamais et influera sur ses choix futurs. Son premier roman, Colline, connaît le succès en 1929, les suivants, Un des Baumugnes et Regain, adaptés au cinéma par Pagnol, lui permettent d'acheter sa maison et de quitter la banque. La montée des totalitarismes l'ancre dans le pacifisme. Il crée les rencontres du Contadour qui réfléchissent à la réponse aux évènements. Mobilisé en 39, Giono est arrêté pour son pacifisme mais vite libéré et réformé. Son attitude pendant la guerre lui vaut un attentat des résistants contre sa maison en 43, une arrestation à la Libération et l'inscription sur la liste noire des écrivains. De fait, il continue à publier grâce à ses bons contacts avec la censure allemande et son responsable, le lieutenant Gerhard Heller. Il va jusqu'à écrire à l'occasion dans La Gerbe. Mais il refuse de prendre part aux voyages en Allemagne et cache réfractaires, juifs et communistes. Il paie cette ambiguité de quatre mois de prison et de deux ans de mise à l'index. Son livre suivant, Un roi sans divertissement, paru en 1947, marque un tournant dans son oeuvre. L'homme en sera désormais le centre, au coeur d'une vaste réflexion métaphysique sur le bien et le mal. De ces années date la célèbre trilogie d'Angelo, Le hussard sur le toit où le choléra sert d'allégorie à la violence et à l'intolérance. Servi par sa langue somptueuse, il regagne sa position de prééminence dans la littérature française. Il est terrassé par une crise cardiaque en 1970

Jean Giono : OEUVRES

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