Benoïte Groult

Benoïte Groult

Benoite Groult a toujours été militante féministe. Elle a embrassé les grandes causes de l'émancipation féminisme de l'après-guerre et continue à lutter pour les symboles. A l'heure où des voix s'élèvent pour déplorer le nombre infime de femmes jugées dignes d'une place au Panthéon, elle fait paraître un livre sur Olympe de Gouges.

Benoite Groult, jeune fille de la bourgeoisie parisienne dont la mère est la soeur du couturier Paul Poiret, est étudiante en lettres pendant la seconde guerre mondiale. Professeur de lettres dans un cours privé pendant ses études, elle entre à la radio à la Libération. Elle se lance relativement tard dans l'écriture : son premier livre est un Journal à quatre mains avec sa soeur cadette Flora Groult, le récit des années de guerre publié en 1958. Toutes deux écrivent plusieurs autres livres, Le féminin pluriel, Il était deux fois, avant de poursuivre leur carrière séparément. Dans ses romans, elle décrypte les bouleversements sociaux du XXè siècle, l'évolution des rapports entre les hommes et les femmes. Elle s'engage peu à peu dans le mouvement féministe, fait partie de la commission qui féminise les noms de métiers, écrit des éditoriaux dans F Magazine, qu'a fondé Claude Servan-Schreiber et des essais, Le féminisme au masculin, Cette mâle assurance. Elle s'est intéressée aux grandes figures féminines de la Révolution française, Madame Roland et surtout Olympe de Gouges, que certains voudraient voir entrer au Panthéon, auteur en 1791 d'une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle a publié ses écrits et vient de faire paraître un essai, Ainsi soit-il Olympe de Gouges. Elle a également retracé son itinéraire dans plusieurs récits autobiographiques, Histoire d'une évasion et Mon évasion.

Benoïte Groult : OEUVRES

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