Jean Guitton

Jean Guitton

Jean Guitton est un philosophe catholique que le pape Jean XXIII invita à assister au concile Vatican II en tant que laïc. Ses ouvrages de philosophie et d'apologétique lui ont valu une grande renommée parmi les intellectuels et les politiques de tous bords.

Jean Guitton, né à Saint Etienne en 1902, entre à l'Ecole normale supérieure à 18 ans, au terme d'une brillante scolarité. Agrégé de philosophie trois ans plus tard, il commence une carrière d'enseignant, au lycée puis à l'université de Montpellier en 1937, après la soutenance d'une thèse sur Le temps et l'éternité chez Plotin et saint Augustin. Prisonnier en Allemagne pendant la guerre, sa libération est refusée car il fait devant le cercle Pétain de l'oflag des cours sur Bergson. L'appartenance à ce cercle, la dédicace à Pétain du livre écrit en captivité Fondements de la communauté française et la publication de pages de son journal de captivité dans un hebdomadaire pétainiste lui vaudront une condamnation en France à la Libération. Grand prix de littérature de l'Académie française en 1954, il devient titulaire de la chaire de philosophie de la Sorbonne en 1955 et est élu à l'Académie Française en 1961, puis à l'Académie des sciences morales et politiques en 1987. Son ami le cardinal Montini, futur Paul VI, et le pape Jean XXIII l'appellent en tant que laïc au concile Vatican II. Son influence est grande, y compris sur des philosophes éloignés du christianisme comme son ancien élève le philosophe marxiste Louis Althusser et c'est lui que va voir le président François Mitterrand, gravement malade, pour parler de l'au-delà. Outre l'écriture, il s'adonne à la peinture, expose régulièrement, décore la chapelle des Prémontés à Rome et réalise un chemin de croix pour l'église Saint-Louis des Invalides à paris. Il meurt en 1999, âgé de 97 ans.

Jean Guitton : OEUVRES

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