Michel Henry

Michel Henry

Michel Henry est un philosophe français qui a été profondément marqué par son engagement dans la Résistance pendant ses années d'études. Son oeuvre étudie la phénoménologie et la subjectivité. Egalement romancier, il a obtenu le prix Renaudot en 1976.

Michel Henry est né en Indochine en 1922 et y a passé sa petite enfance. Il est ensuite rentré en France et a fait ses études au lycée Henri IV où il est remarqué par son professeur de littérature Jean Guéhenno. Mais Michel Henry est exclusivement passionné de philosophie. Son professeur Jean Grenier veut faire publier son mémoire sur Spinoza, mais la guerre et la censure nazie font avorter le projet. Michel Henry s'engage dans la Résistance sous le pseudonyme de Kant car le seul livre qu'il ait pu emporter dans la clandestinité est La critique de la raison pure. Cette expérience de la clandestinité influencera beaucoup sa pensée. La guerre terminée, il passe l'agrégation et prépare ses deux thèses, aidé par la Fondation Thiers, L'essence de la manifestation publiée en 1963 et Philosophie et phénoménologie du corps, achevée en 1950 mais publiée 15 ans plus tard seulement. A cette date, il est déjà professeur à l'université de Montpellier où il fait toute sa carrière, refusant un poste à la Sorbonne pour travailler au calme et dans un paysage qui lui rappelle la Grèce. Son travail suivant porte sur Marx : il admire du génie du philosophe mais ses voyages en Europe de l'Est alors sous le joug communiste l'ont convaincu de l'échec programmé d'un gouvernement autoritaire qui ne tient pas compte des individus. Marx, une philosophie de la réalité, Marx, une philosophie de l'économie, les deux volumes paraissent en 1976, année où son roman L'amour les yeux fermés est couronné par le prix Renaudot. Ses autres ouvrages fondamentaux, La barbarie en 1987 et C'est moi la Vérité, pour une philosophie du Christianisme en 1996. Michel Henry est mort en 2002.