Marion Muller-Colard

Marion Muller-Colard

Marion Müller-Colard est dotée une riche personnalité qui lui a donné plusieurs cordes à son arc. Cette théologienne protestante a longtemps été aumônier d'hôpital et se consacre maintenant à l'écriture. Des ouvrages théologiques et bibliques ? pas seulement. Elle est aussi excellent écrivain jeunesse, avec des histoires testées sur ses enfants.

Marion Müller-Colard est née à Marseille dans une famille protestante, mais c'est Strasbourg et non Montpellier qu'elle a choisi pour ses études de théologie. Elle est ensuite partie un an à Jérusalem, à l'institut Ratisbonne, pour se spécialiser en études juives. A son retour, elle a commencé un doctorat sur le Livre de Job. Parallèlement, devenue pasteur, elle a exercé des fonctions de médiatrice pénale et d'aumônier dans un hôpital, sensibilisée à la souffrance par la maladie grave qui a failli emporter un de ses enfants. Elle se consacre désormais à l'écriture dans sa maison des Vosges alsaciennes : la rubrique spirituelle de l'hebdomadaire protestant Réforme, des ouvrages théologiques, Détails d'évangile, L'autre Dieu et des histoires pour la jeunesse, qu'elle a d'abord publiés dans les revues des éditions Milan, J'apprends à lire, Toboggan ou Zaza Mimosa, puis un roman pour enfants, Prunelle de mes yeux et deux titres de la collection Les petits Platon, Le professeur Freud parle aux poissons et Le petit théâtre d'Hannah Arendt. Elle anime également des ateliers d'écriture.

La Procure aime particulièrement :

Le plein silence

Labor et Fides ,

L'avis de La Procure

Ce carnet intime que dévoile pour nous Marion Muller-Colard est un cadeau. Tout est surprenant dans ce texte. La forme, le fond, le propos, inhabituels dans l’œuvre de l’auteur, nous entrainent au cœur d’une expérience spirituelle et personnelle bouleversante. À la faveur d’une retraite ignatienne en pleine Chartreuse un face à face inédit va avoir lieu. La théologienne protestante découvre que le Dieu instituteur de son enfance est en fait un maitre sourcier, que le juge se transforme en un « Maitre Tout-Attente ». À l’école de saint Ignace, elle découvre une Parole « qui se mange… le silence, une caisse de résonnance ». Oui, sur le tatami de Dieu, la rencontre ne fut pas le combat imaginé mais bien les retrouvailles d’un Père et de sa fille prodigue. Oui, tout fait sens, vraiment, dans ce texte poétique d’une époustouflante fécondité.

Marion Muller-Colard : OEUVRES

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