Angelo Scola

Angelo Scola

Angelo Scola faisait partie des candidats les plus sérieux à la succession du pape Benoît XVI. Après avoir été, comme Jean XXIII patriarche de Venise, il est archevêque de Milan, le plus important diocèse d'Italie. Membre de la Curie dont il connaît tous les rouages, il est également un théologien de renom.

Angelo Scola est issu d'un milieu modeste de Lombardie. Il fait de brillantes études secondaires, sans penser à la prêtrise, d'autant qu'il est amoureux d'une jeune fille avec laquelle il espère se fiancer. Mais la jeune fille entre au couvent. La rencontre de Don Giussani, fondateur du mouvement Communion et Libération décide de sa vocation. Il entre au séminaire et prépare licences puis doctorats en philosophie et théologie. Après son ordination à l'âge de 29 ans, en 1970, il part en Suisse enseigner la philosophie et la théologie morale à l'université catholique de Fribourg. Communion et Libération est dans les années 80 proche du milieu des entrepreneurs d'Italie du Nord et Angelo Scola donne des cours d'éthique à un certain ...Silvio Berlusconi. Il est nommé évêque de Grossetto en 1990 et commence à enseigner à Rome dans le cadre de l'institut Jean Paul II d'études sur le mariage et la famille et à l'université du Latran. Il en est nommé directeur et recteur en 1994, ce qui le fait entrer à la Curie. Jean Paul II le nomme patriarche de Venise en 2002. Il y crée la fondation Oasis, centre de rencontres entre christianisme et islam. Benoït XVI lui confie l'archevêque de Milan, le plus important d'Italie, en 2011. Il semble donc bien placé pour lui succéder, mais le conclave décide d'élire pour la première fois un homme du Nouveau Monde.