Diogeni Tettamanzi

Diogeni Tettamanzi

Dionigi Tettamanzi a longtemps été considéré comme papabile car le pape Jean-Paul II, qui le tenait en haute estime, l'a fait accéder aux plus hautes responsabilités. Mais son discours social et ses prises de position en faveur des pauvres, notamment lors du G8 de Gênes en 2001, lui ont fait préférer Josef Ratzinger conclave de 2005.

Dionigi Tettamanzi, milanais né en 1934, a été sûr très tôt de sa vocation car il a été ordonné dès l'âge de 23 ans, par Mgr Montini qui deviendra quelques années plus tard le pape Paul VI. Le père Tettamanzi part achever son doctorat à l'université grégorienne de Rome et se consacre des années durant à l'enseignement, théologie fondamentale dans un séminaire régional, pastorale à l'institut lombard de pastorale, puis recteur du séminaire lombard de Milan. Il tient également des chroniques dans divers journaux catholiques dont l'organe du Vatican, L'Osservatore Romano. Il est nommé évêque d'Ancône en 1989 et accède à ses premières responsabilités romaines, il devient secrétaire général de la conférence épiscopale italienne. En 1995, il est archevêque de Gênes, où en 2001 il prend position pour les manifestants contre le G8 et critique la mondialisation. Cardinal depuis 1998, il accède en 2002 à la tête du diocèse le plus important d'Italie, que beaucoup voient comme un tremplin pour le Vatican, l'archevêché de Milan. Il le doit à l'estime que lui porte Jean Paul II pour sa rigueur doctrinaire mais aussi sa proximité avec les fidèles, à la fois pasteur, intellectuel et doté d'un sens politique aigu. Il figure parmi les papabili en 2005 mais le conclave lui préfère un homme qui parle plusieurs langues et a davantage d'expérience internationale. Il démissionne de son poste à 75 ans comme le veut la règle mais Benoit XVI lui demande de rester deux ans supplémentaires, jusqu'en 2011.