Germaine Tillion

Germaine Tillion

Germaine Tillion, ethnologue spécialiste de l'Afrique du Nord, choisie en 2014, avec trois autres grands noms de la Résistance, pour entrer au Panthéon, a vécu sa vie sous le signe d'un engagement généreux qu'elle a expliqué dans plusieurs livres.

Germaine Tillion, fille d'un magistrat et d'une critique d'art, s'oriente de bonne heure vers l'ethnologie et suit les cours de Marcel Mauss et de Louis Massignon. Elle est titulaire d'une licence de lettres, diplômée de l'EPHE, de l'Ecole du Louvre et de Langues-O et effectue dès ses études plusieurs missions dans les Aurès en Algérie pour étudier l'ethnie berbère. Elle s'engage avec sa mère dans la Résistance dès 1940. Membres du réseau du Musée de l'Homme, elles protègent des juifs pourchassés et dirigent une filière d'évasion de prisonniers. Toutes deux sont arrêtées en Août 1942 sur dénonciation du curé de St Maur où elles habitent et déportées en Novembre 1943. Sa mère, âgée et inapte au travail, sera gazée, elle libérée et transférée en Suède. Elle va dès lors, tout en reprenant son activité d'ethnologue dès la Libération, rassembler les archives sur Ravensbrück et dénoncer aussi bien les camps nazis que soviétiques. Elle est directrice d'études à l'EPHE et poursuit ses missions en Algérie. Elle embrasse la cause de l'indépendance et s'insurge contre la pauvreté du peuple algérien, qu'elle essaie de réduire par la création de centres sociaux qui donnent une formation aux démunis, les attentats aveugles et l'usage de la torture. Jusqu'à la fin de sa longue vie, en 2008, à l'âge de 101 ans, elle s'indigne et lutte pour la dignité humaine. Parmi ses plus grands livres, Ravensbrück, A la recherche du vrai et du juste et ses souvenirs parus de façon posthume, Fragments de vie.

Germaine Tillion : OEUVRES

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