Patrice de la Tour du Pin

Patrice de la Tour du Pin

Patrice de la Tour du Pin est un poète catholique qui, outre les recueils de poésie salués par ses contemporains, a participé à la traduction française de la messe et des textes bibliques après la décision prise par Vatican II d'utiliser la langue vernaculaire.

Patrice de la Tour du Pin est issu d'une famille de la vieille noblesse française. Sa mère descend en droite ligne du philosophe des lumières Condorcet. Son père est tué pendant la bataille de la Marne, il a à peine trois ans. Il grandit à Paris où après ses études secondaires à Janson de Sailly, il passe licences de lettres et de droit et suit les cours de Sciences-Po. Son premier recueil de poésie paraît dans la NRF l'année de ses 19 ans, grâce à Jules Supervielle. En 1933, son poème Enfants de Septembre, paru dans La quête de joie assoit sa réputation. Il est félicité par Gide, Montherlant, Aragon. D'autres poèmes paraissent dans les Cahiers des poètes catholiques. Lorsqu'éclate la guerre, il est blessé dans les premiers combats et porté à tort sur la liste des tués. On parle alors de lui comme d'un autre Péguy. Il est en réalité prisonnier dans un Oflag où il reste trois ans. C'est une période très féconde de sa vie, il trompe l'ennui de la captivité en écrivant sans relâche. A sa libération, il marie et continue ce qui sera sa Somme de poésie, rassemblée et publiée à titre posthume. Lorsque le concile Vatican II décide de l'usage des langues vernaculaires au lieu du latin pour la célébration de la messe, Patrice de la Tour du Pin participe à la traduction en français des textes liturgiques et de ceux de l'Ecriture, en particulier les psaumes. Il écrit aussi des textes qui seront mis en musique par Didier Rimaud et Joseph Gélineau. Il reçoit en 1970 le grand prix catholique de littérature et meurt en 1975.

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