Boris Vian

Boris Vian

Boris Vian mort à 39 ans, a abordé tous les genres littéraires et artistiques dans sa courte vie : cet ingénieur de formation fut musicien de jazz, romancier, poète, parolier, dramaturge, acteur. Une courte carrière née à l'après-guerre où il animait les caves de Saint Germain des Prés et achevée 15 ans plus tard

Boris Vian, bien français malgré son nom, est né en 1920 à Ville d'Avray où sa famille a pour voisin le naturaliste Jean Rostand, fils de l'auteur de Cyrano. L'appauvrissement des Vian famille causé par la crise de 1929 les contraint à louer leur maison aux parents de Yehudi Menuhin venu étudier en France. Le jeune Boris est atteint à 12 ans de rhumatisme articulaire aigu qui le laissera avec une insuffisance aortique. Après des classes préparatoires au lycée Condorcet, Boris Vian est reçu en 1939 à l'Ecole centrale et en ressort ingénieur diplômé en 1942. Il prend alors un poste à l'Afnor mais se préoccupe davantage de jazz : il a appris la trompette pendant ses études et joue dans les caves de Saint-Germain des Prés, avec Claude Luter. Il commence à écrire également et signe son premier contrat d'auteur en 1945 grâce à François Rostand qui fait lire un de ses manuscrits à Raymond Queneau. Très vite il devient l'ami de Queneau, de Sartre qu'il rebaptisera Jean-Sol Partre dans L'écume des jours, paru en 1946. Le livre manque le prix de la Pléiade et n'a que peu de succès à sa parution mais deviendra rapidement un livre-culte. Il est maintenant considéré comme un classique. L'année suivante éclate le scandale de J'irai cracher sur vos tombes, que Vian fait passer pour la traduction d'un roman noir américain. Le livre est interdit en 1949 et laisse Vian endetté. Il devient alors directeur artistique chez Philips, écrit des chansons, Le déserteur qui fait scandale en pleine guerre d'Indochine, vit de piges et de traductions. Mais il est rattrapé par ses problèmes cardiaques et sa santé s'altère. Il meurt d'une crise cardiaque pendant la projection du film tiré de J'irai cracher sur vos tombes en 1959.

Boris Vian : OEUVRES

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