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livre numérique Moi le dernier exorciste

Moi le dernier exorciste

City éditions (mai 2013)

Résumé

Réveillons-nous avantqu’il ne soit trop tardJe dois demander aux lecteurs de bien vouloir m’excuser si, après avoir écrit tant de livres sur Satan et les exorcismes, j’ai la prétention de me présenter à nouveau à eux, mais je dois préciser qu’il ne s’agit pas de me répéter, mais de compléter ce que j’ai déjà écrit.Je tiens d’abord à remercier mon ami, le journaliste Paolo Rodari, qui, avec patience et fidélité, a organisé mes réflexions et mes souvenirs, et m’a aidé à les coucher sur le papier.Je tiens surtout à apporter une précision à propos du titre. Le Dernier Exorciste est un titre délibérément provocateur : il est évident que je ne suis pas le dernier exorciste de ce monde. Il y en a d’autres, des jeunes aussi, et, après moi, il y en aura d’autres, mais nous sommes si peu nombreux dans le monde que chacun de nous, dans son combat quotidien, a inévitablement l’impression d’être le dernier, le dernier exorciste appelé à lutter contre le grand adversaire, le prince de ce monde, bref, Satan.Aujourd’hui encore, l’Église ne contribue guère à former une nouvelle génération d’exorcistes, et les évêques ne font pas grand-chose. C’est là mon inquiétude, et c’est pour cette raison que j’ai accepté que le livre soit publié sous ce titre.J’espère ainsi que tous les autres exorcistes, à commencer par mes amis de l’Association internationale des exorcistes, dont je suis le président honoraire, n’en seront pas offensés et comprendront la raison de cette provocation. Je ne me sens pas supérieur à eux ; je suis, comme eux, un humble serviteur du royaume du bien, un combattant du Christ contre le royaume du mal.Mon propos s’appuie sur l’Évangile, saint Paul et la Vierge Marie.Commençons par l’Évangile. Par trois fois, Jésus nomme Satan « le prince de ce monde ». Saint Jean précise que le monde entier « est sous la puissance du malin » et affirme que Jésus est venu au monde pour détruire les œuvres de Satan. Satan est l’adversaire inlassable de Dieu.Saint Paul va jusqu’à appeler Satan « le dieu de ce monde » et affirme que notre lutte quotidienne n’est pas tournée vers un être de chair et de sang, mais contre Satan et ses anges qui nous entourent en toutes occasions.Aujourd’hui, dans nos églises, on évoque rarement Satan et autres, au point que même le clergé ne croit pas à son existence. Dans cet ouvrage, j’ai cependant relaté une série d’exorcismes pour faire comprendre, à travers ces cas extrêmes, que Satan existe bel et bien.Certes, il n’est pas visible, puisqu’il est pur esprit, mais il n’en est pas moins extrêmement actif et contre tous. Il suffit d’assister aux exorcismes ou d’en lire les témoignages, notamment lors des dialogues entre l’exorciste et le démon, pour en avoir la preuve irréfutable.Enfin, je m’appuie sur la très Sainte Vierge. Trente années se sont écoulées depuis les apparitions de Medjugorje, cette stupéfiante catéchèse sur la foi que la Vierge adresse au monde entier.Dans la ligne droite des messages de Fatima, c’est une prophétie formidable, comme l’histoire de l’humanité n’en a jamais connu.Justement, la Madone parle continuellement de Satan libéré de ses chaînes ; elle veut arracher les hommes aux griffes de Satan pour les confier de nouveau à Dieu. Nous vivons une époque terrible, à laquelle semble avoir triomphé l’athéisme, c’est-à-dire le démon.Nous voyons la dislocation de la famille, le divorce, l’avortement, la débâcle de la jeunesse ; mais aussi le triomphe de l’égoïsme, de la recherche du plaisir, l’avènement de tous les vices.Nous sommes à une époque où l’on combat la présence même des crucifix, ce qui revient à vouloir refuser de croire au Jésus Sauveur qui a vaincu Satan.Que propose donc la Vierge ? Elle évoque inlassablement les plans de Dieu et les plans de Satan. Dieu veut l’amour, la paix, le salut éternel ; Satan veut la destruction du monde. Notre-Dame est en train de recruter une armée sur toute la planète.Avec la force de la conversion, du rosaire, du jeûne, cette armée vaincra l’armée de Satan, qui veut la guerre, la destruction, la damnation éternelle et cherche notamment à parvenir à ses desseins par le biais de la possession.Si l’on ne met pas Dieu à la première place, la famille, la société, l’entente entre les nations ne seront plus que ruines, mais, par-dessus tout, le projet de Dieu qui a créé l’homme pour la félicité éternelle n’aura plus cours. Si l’on ne croit pas à la vie éternelle, on ne peut pas comprendre quoi que ce soit à la manière dont se déroule notre vie sur la terre.Mon propos est d’aider le lecteur à réfléchir à sa propre existence, qu’elle retrouve son harmonie avec le dessein de Dieu qui lui en a fait don.Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard.Gabriele AmorthI« Je te nomme exorciste »Nous sommes le 11 juin 1986, je suis dans les appartements du cardinal Ugo Poletti, cardinal-vicaire de Rome. Comme tout le monde le sait, c’est le pape qui est vicaire titulaire de Rome, mais, depuis le XVIe siècle, le pontife délègue le gouvernement pastoral à un cardinal.Poletti a l’habitude de recevoir les prêtres sans fixer de rendez-vous. Ce jour-là, je me conforme à l’usage et me présente sans rendez-vous.Le cardinal me reçoit sur-le-champ. Je n’ai pas de requête particulière à adresser à mon vicaire, je souhaite seulement bavarder un peu avec lui. Souvent, c’est la raison pour laquelle les prêtres s’adressent à Poletti. Il en est conscient et ne prétend pas exiger une raison importante pour ouvrir sa porte.Il me demande de lui parler de mon travail au sein de la Société Saint-Paul. Je suis, en effet, un prêtre paulinien, juriste, passionné de mariologie, journaliste professionnel et directeur de Madre di Dio (une revue mensuelle dédiée à la Vierge Marie). Je ne saurais expliquer pourquoi, mais, à un certain moment, la conversation tombe sur le père Candido Amantini, celui qui, depuis trente-six ans, est l’exorciste officiel du diocèse de Rome.— Vous connaissez le père Candido ? me demande Poletti d’un air surpris.— Oui, dis-je. Par curiosité, je suis allé à l’endroit où il pratique ses exorcismes, au sanctuaire de la Scala Santa, à quelques pas d’ici. J’ai fait la connaissance du père et, de temps en temps, je lui rends visite.Poletti est un cardinal capable de gouverner – et de prendre des décisions. Et, lorsqu’il prend une décision, il la met immédiatement par écrit, avec autant de paraphes clairs et nets et de timbres au bas de la feuille.Sans plus d’explication, il ouvre sous mes yeux surpris un coffret posé sur sa table de travail et en sort un feuillet à l’en-tête du diocèse pour se lancer aussitôt dans sa rédaction.Au bout d’une minute, il sort un tampon dont il donne un coup sec, en bas à droite, sous les quelques lignes écrites à l’encre noire sur le papier vergé.Un pressentiment commence à se dessiner dans mon esprit, mais je n’ose l’interroger. Je sens que je dois attendre qu’il reprenne la parole.— Parfait, dit le cardinal en pliant le feuillet pour le glisser dans une enveloppe qu’il me tend sans la fermer.— Cette enveloppe vous est destinée. Mes compliments ! Je sais que vous ferez ce qui est bien.Pendant quelques secondes, je ne sais que dire. Je tends la main vers l’enveloppe, et il me vient à l’esprit ce que me disait toujours mon père spirituel à l’époque du séminaire : « Comment savoir si l’on agit selon la volonté de Dieu ? Ce n’est qu’en obéissant à son propre vicaire que l’on est sûr d’être dans la bonne voie. »

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Résumé

Réveillons-nous avantqu’il ne soit trop tardJe dois demander aux lecteurs de bien vouloir m’excuser si, après avoir écrit tant de livres sur Satan et les exorcismes, j’ai la prétention de me présenter à nouveau à eux, mais je dois préciser qu’il ne s’agit pas de me répéter, mais de compléter ce que j’ai déjà écrit.Je tiens d’abord à remercier mon ami, le journaliste Paolo Rodari, qui, avec patience et fidélité, a organisé mes réflexions et mes souvenirs, et m’a aidé à les coucher sur le papier.Je tiens surtout à apporter une précision à propos du titre. Le Dernier Exorciste est un titre délibérément provocateur : il est évident que je ne suis pas le dernier exorciste de ce monde. Il y en a d’autres, des jeunes aussi, et, après moi, il y en aura d’autres, mais nous sommes si peu nombreux dans le monde que chacun de nous, dans son combat quotidien, a inévitablement l’impression d’être le dernier, le dernier exorciste appelé à lutter contre le grand adversaire, le prince de ce monde, bref, Satan.Aujourd’hui encore, l’Église ne contribue guère à former une nouvelle génération d’exorcistes, et les évêques ne font pas grand-chose. C’est là mon inquiétude, et c’est pour cette raison que j’ai accepté que le livre soit publié sous ce titre.J’espère ainsi que tous les autres exorcistes, à commencer par mes amis de l’Association internationale des exorcistes, dont je suis le président honoraire, n’en seront pas offensés et comprendront la raison de cette provocation. Je ne me sens pas supérieur à eux ; je suis, comme eux, un humble serviteur du royaume du bien, un combattant du Christ contre le royaume du mal.Mon propos s’appuie sur l’Évangile, saint Paul et la Vierge Marie.Commençons par l’Évangile. Par trois fois, Jésus nomme Satan « le prince de ce monde ». Saint Jean précise que le monde entier « est sous la puissance du malin » et affirme que Jésus est venu au monde pour détruire les œuvres de Satan. Satan est l’adversaire inlassable de Dieu.Saint Paul va jusqu’à appeler Satan « le dieu de ce monde » et affirme que notre lutte quotidienne n’est pas tournée vers un être de chair et de sang, mais contre Satan et ses anges qui nous entourent en toutes occasions.Aujourd’hui, dans nos églises, on évoque rarement Satan et autres, au point que même le clergé ne croit pas à son existence. Dans cet ouvrage, j’ai cependant relaté une série d’exorcismes pour faire comprendre, à travers ces cas extrêmes, que Satan existe bel et bien.Certes, il n’est pas visible, puisqu’il est pur esprit, mais il n’en est pas moins extrêmement actif et contre tous. Il suffit d’assister aux exorcismes ou d’en lire les témoignages, notamment lors des dialogues entre l’exorciste et le démon, pour en avoir la preuve irréfutable.Enfin, je m’appuie sur la très Sainte Vierge. Trente années se sont écoulées depuis les apparitions de Medjugorje, cette stupéfiante catéchèse sur la foi que la Vierge adresse au monde entier.Dans la ligne droite des messages de Fatima, c’est une prophétie formidable, comme l’histoire de l’humanité n’en a jamais connu.Justement, la Madone parle continuellement de Satan libéré de ses chaînes ; elle veut arracher les hommes aux griffes de Satan pour les confier de nouveau à Dieu. Nous vivons une époque terrible, à laquelle semble avoir triomphé l’athéisme, c’est-à-dire le démon.Nous voyons la dislocation de la famille, le divorce, l’avortement, la débâcle de la jeunesse ; mais aussi le triomphe de l’égoïsme, de la recherche du plaisir, l’avènement de tous les vices.Nous sommes à une époque où l’on combat la présence même des crucifix, ce qui revient à vouloir refuser de croire au Jésus Sauveur qui a vaincu Satan.Que propose donc la Vierge ? Elle évoque inlassablement les plans de Dieu et les plans de Satan. Dieu veut l’amour, la paix, le salut éternel ; Satan veut la destruction du monde. Notre-Dame est en train de recruter une armée sur toute la planète.Avec la force de la conversion, du rosaire, du jeûne, cette armée vaincra l’armée de Satan, qui veut la guerre, la destruction, la damnation éternelle et cherche notamment à parvenir à ses desseins par le biais de la possession.Si l’on ne met pas Dieu à la première place, la famille, la société, l’entente entre les nations ne seront plus que ruines, mais, par-dessus tout, le projet de Dieu qui a créé l’homme pour la félicité éternelle n’aura plus cours. Si l’on ne croit pas à la vie éternelle, on ne peut pas comprendre quoi que ce soit à la manière dont se déroule notre vie sur la terre.Mon propos est d’aider le lecteur à réfléchir à sa propre existence, qu’elle retrouve son harmonie avec le dessein de Dieu qui lui en a fait don.Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard.Gabriele AmorthI« Je te nomme exorciste »Nous sommes le 11 juin 1986, je suis dans les appartements du cardinal Ugo Poletti, cardinal-vicaire de Rome. Comme tout le monde le sait, c’est le pape qui est vicaire titulaire de Rome, mais, depuis le XVIe siècle, le pontife délègue le gouvernement pastoral à un cardinal.Poletti a l’habitude de recevoir les prêtres sans fixer de rendez-vous. Ce jour-là, je me conforme à l’usage et me présente sans rendez-vous.Le cardinal me reçoit sur-le-champ. Je n’ai pas de requête particulière à adresser à mon vicaire, je souhaite seulement bavarder un peu avec lui. Souvent, c’est la raison pour laquelle les prêtres s’adressent à Poletti. Il en est conscient et ne prétend pas exiger une raison importante pour ouvrir sa porte.Il me demande de lui parler de mon travail au sein de la Société Saint-Paul. Je suis, en effet, un prêtre paulinien, juriste, passionné de mariologie, journaliste professionnel et directeur de Madre di Dio (une revue mensuelle dédiée à la Vierge Marie). Je ne saurais expliquer pourquoi, mais, à un certain moment, la conversation tombe sur le père Candido Amantini, celui qui, depuis trente-six ans, est l’exorciste officiel du diocèse de Rome.— Vous connaissez le père Candido ? me demande Poletti d’un air surpris.— Oui, dis-je. Par curiosité, je suis allé à l’endroit où il pratique ses exorcismes, au sanctuaire de la Scala Santa, à quelques pas d’ici. J’ai fait la connaissance du père et, de temps en temps, je lui rends visite.Poletti est un cardinal capable de gouverner – et de prendre des décisions. Et, lorsqu’il prend une décision, il la met immédiatement par écrit, avec autant de paraphes clairs et nets et de timbres au bas de la feuille.Sans plus d’explication, il ouvre sous mes yeux surpris un coffret posé sur sa table de travail et en sort un feuillet à l’en-tête du diocèse pour se lancer aussitôt dans sa rédaction.Au bout d’une minute, il sort un tampon dont il donne un coup sec, en bas à droite, sous les quelques lignes écrites à l’encre noire sur le papier vergé.Un pressentiment commence à se dessiner dans mon esprit, mais je n’ose l’interroger. Je sens que je dois attendre qu’il reprenne la parole.— Parfait, dit le cardinal en pliant le feuillet pour le glisser dans une enveloppe qu’il me tend sans la fermer.— Cette enveloppe vous est destinée. Mes compliments ! Je sais que vous ferez ce qui est bien.Pendant quelques secondes, je ne sais que dire. Je tends la main vers l’enveloppe, et il me vient à l’esprit ce que me disait toujours mon père spirituel à l’époque du séminaire : « Comment savoir si l’on agit selon la volonté de Dieu ? Ce n’est qu’en obéissant à son propre vicaire que l’on est sûr d’être dans la bonne voie. »

Fiche technique

Famille :

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epub

EAN13 :
9782824640402