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livre numérique Le Monde de Jean-Paul II

Le Monde de Jean-Paul II

Fayard (décembre 1991)

Résumé

TablePrologueDédicace© 1991, Librairie Arthème Fayard.eISBN 978-2-2136-7433-9Du même auteurHistoire paradoxale de la IVe République, Grasset, 1954.Les greniers du Vatican, Fayard, 1960.Voyage au pays de Jésus, Fayard, 1965.Le sel de la terre, Fayard, 1969.Dieu existe, je L’ai rencontré, Fayard, 1969.La France en général, Plon, 1975.Il y a un autre monde, Fayard, 1976.Les trente-six preuves de l’existence du diable, Albin Michel, 1978.L’art de croire, Grasset, 1979.Votre humble serviteur, Vincent de Paul, Le Seuil, 1981 (réédition).La baleine et le ricin, Fayard, 1982.La maison des otages, Fayard, 1983 (réédition).«N’ayez pas peur !» dialogue avec Jean-Paul II, Laffont, 1983.L’Évangile selon Ravenne, Laffont, 1984.Le chemin de la Croix, Desclée de Brouwer/ Laffont, 1986.«N’oubliez pas l’amour», La passion de Maximilien Kolbe, Laffont, 1987.Le crime contre l’humanité, Laffont, 1987.Le cavalier du quai Conti, Desclée de Brouwer, 1988.Portrait de Jean-Paul II, Laffont, 1988.Dieu en questions, Desclée de Brouwer/Stock Laurence Pernoud, 1990.PrologueCe livre en noir et blanc, qui contient en parts égales des raisons de craindre et d’espérer, est le résultat de plusieurs conversations avec Jean-Paul II, à Rome et à Castel Gandolfo. Sauf exception, l’auteur n’a pas eu licence de faire parler le pape «entre guillemets », car toute parole du pape engage l’Église, et nul ne peut engager le pape. Cependant, l’auteur a été fidèle, et ce sont bien quelques-unes des plus récentes réflexions de Jean-Paul II sur divers aspects de l’«état du monde» que l’on trouvera ici. Le pape ne porte évidemment aucune responsabilité dans la tournure un tant soit peu polémique de certaines pages. On a d’ailleurs pris grand soin d’indiquer en chemin ce qui venait de lui, étant entendu que le reste n’en vient pas. Au surplus, sa pensée est aisément reconnaissable : ses couleurs sont moins sombres que celles de l’auteur, pour qui le monde, à vues humaines, va à sa perte. Mais la foi, justement, passe les vues humaines. A. F.Dédicace«Très Saint-Père, quand on vous demande la cause des grands changements survenus à l’Est, vous évoquez la sourde et profonde hostilité des peuples à l’égard d’un régime incapable de se donner l’assise populaire que réclamait pourtant sa doctrine, et qui flottait comme un ponton pénitentiaire sur un océan de refus ; vous pensez qu’une sorte de contre-révolution existait depuis longtemps à l’état endémique dans les pays de l’Est, et que le délabrement économique du système a précipité la chute du système. De plus, il fallait qu’un homme en charge des destinées de cette partie du monde prît conscience de la situation, conçût des réformes plutôt que des plans de bataille, et comprît qu’il était temps de déverrouiller le carcan qui était en train d’étrangler sa nation. Cet homme, ce fut Gorbatchev, qui a le mérite de n’avoir pas tenté de retarder par la force l’émancipation des peuples de l’Est et l’évolution de son propre pays, mises à part des brutalités éparses, pareilles aux spasmes d’un organisme en voie de dislocation. L’avènement de Gorbatchev a coïncidé avec la fin d’un système auquel l’histoire avait signifié son congé. Ainsi répondez-vous indirectement aux Occidentaux qui s’interrogent avec inquiétude sur la sincérité de Gorbatchev, et le degré de confiance que l’on peut lui accorder : disons que Gorbatchev est sincèrement lucide et qu’il n’y a pas de sa faute si le destin ne lui a pas offert d’autre choix que la ruine ou le chaos. «Devant cette soudaine implosion du totalitarisme soviétique, vous parlez volontiers des “surprises de l’histoire”, et vous citez l’échec des armées suédoises du XVIIe siècle devant Jasna-Gora, la petite citadelle de Czestochowa, ultime point de résistance de votre nation envahie et point de départ de la reconquête de la Pologne par les Polonais. Si cette forteresse exiguë et qui ressemblait moins à une place forte qu’à une tour de prières avait cédé, la Pologne cessait d’être catholique. Elle a tenu, et pour vous la victoire du petit nombre de ses défenseurs sur le grand nombre de ses assaillants est avant tout une victoire de l’esprit. 

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Résumé

TablePrologueDédicace© 1991, Librairie Arthème Fayard.eISBN 978-2-2136-7433-9Du même auteurHistoire paradoxale de la IVe République, Grasset, 1954.Les greniers du Vatican, Fayard, 1960.Voyage au pays de Jésus, Fayard, 1965.Le sel de la terre, Fayard, 1969.Dieu existe, je L’ai rencontré, Fayard, 1969.La France en général, Plon, 1975.Il y a un autre monde, Fayard, 1976.Les trente-six preuves de l’existence du diable, Albin Michel, 1978.L’art de croire, Grasset, 1979.Votre humble serviteur, Vincent de Paul, Le Seuil, 1981 (réédition).La baleine et le ricin, Fayard, 1982.La maison des otages, Fayard, 1983 (réédition).«N’ayez pas peur !» dialogue avec Jean-Paul II, Laffont, 1983.L’Évangile selon Ravenne, Laffont, 1984.Le chemin de la Croix, Desclée de Brouwer/ Laffont, 1986.«N’oubliez pas l’amour», La passion de Maximilien Kolbe, Laffont, 1987.Le crime contre l’humanité, Laffont, 1987.Le cavalier du quai Conti, Desclée de Brouwer, 1988.Portrait de Jean-Paul II, Laffont, 1988.Dieu en questions, Desclée de Brouwer/Stock Laurence Pernoud, 1990.PrologueCe livre en noir et blanc, qui contient en parts égales des raisons de craindre et d’espérer, est le résultat de plusieurs conversations avec Jean-Paul II, à Rome et à Castel Gandolfo. Sauf exception, l’auteur n’a pas eu licence de faire parler le pape «entre guillemets », car toute parole du pape engage l’Église, et nul ne peut engager le pape. Cependant, l’auteur a été fidèle, et ce sont bien quelques-unes des plus récentes réflexions de Jean-Paul II sur divers aspects de l’«état du monde» que l’on trouvera ici. Le pape ne porte évidemment aucune responsabilité dans la tournure un tant soit peu polémique de certaines pages. On a d’ailleurs pris grand soin d’indiquer en chemin ce qui venait de lui, étant entendu que le reste n’en vient pas. Au surplus, sa pensée est aisément reconnaissable : ses couleurs sont moins sombres que celles de l’auteur, pour qui le monde, à vues humaines, va à sa perte. Mais la foi, justement, passe les vues humaines. A. F.Dédicace«Très Saint-Père, quand on vous demande la cause des grands changements survenus à l’Est, vous évoquez la sourde et profonde hostilité des peuples à l’égard d’un régime incapable de se donner l’assise populaire que réclamait pourtant sa doctrine, et qui flottait comme un ponton pénitentiaire sur un océan de refus ; vous pensez qu’une sorte de contre-révolution existait depuis longtemps à l’état endémique dans les pays de l’Est, et que le délabrement économique du système a précipité la chute du système. De plus, il fallait qu’un homme en charge des destinées de cette partie du monde prît conscience de la situation, conçût des réformes plutôt que des plans de bataille, et comprît qu’il était temps de déverrouiller le carcan qui était en train d’étrangler sa nation. Cet homme, ce fut Gorbatchev, qui a le mérite de n’avoir pas tenté de retarder par la force l’émancipation des peuples de l’Est et l’évolution de son propre pays, mises à part des brutalités éparses, pareilles aux spasmes d’un organisme en voie de dislocation. L’avènement de Gorbatchev a coïncidé avec la fin d’un système auquel l’histoire avait signifié son congé. Ainsi répondez-vous indirectement aux Occidentaux qui s’interrogent avec inquiétude sur la sincérité de Gorbatchev, et le degré de confiance que l’on peut lui accorder : disons que Gorbatchev est sincèrement lucide et qu’il n’y a pas de sa faute si le destin ne lui a pas offert d’autre choix que la ruine ou le chaos. «Devant cette soudaine implosion du totalitarisme soviétique, vous parlez volontiers des “surprises de l’histoire”, et vous citez l’échec des armées suédoises du XVIIe siècle devant Jasna-Gora, la petite citadelle de Czestochowa, ultime point de résistance de votre nation envahie et point de départ de la reconquête de la Pologne par les Polonais. Si cette forteresse exiguë et qui ressemblait moins à une place forte qu’à une tour de prières avait cédé, la Pologne cessait d’être catholique. Elle a tenu, et pour vous la victoire du petit nombre de ses défenseurs sur le grand nombre de ses assaillants est avant tout une victoire de l’esprit. 

Fiche technique

Famille :

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Format :
epub

EAN13 :
9782213674339