La privatisation de l'Etat
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurEn 1900, il semblait inenvisageable que l'État devienne propriétaire d'entreprises, qu'il se transforme en industriel, en marchand ou en banquier. N'était-ce pas risquer d'aboutir un jour au collectivisme ? Un siècle plus tard, c'est l'amorce d'une privatisation de l'État, oxymore que certains jugent scandaleux et inadmissible, qui est à l'ordre du jour - y compris lorsqu'un ministre brandit contre un groupe industriel la menace d'une nationalisation. Selon une approche héritée de la Révolution, l'État ne saurait être que res publica, la chose de tous, échappant radicalement à toute privatisation. Pourtant, certaines structures étatiques ont, ou ont pu avoir, des rapports beaucoup plus complexes et plus nuancés avec la sphère privée : et en particulier l'État français sous l'Ancien régime, moderne, structuré et décentralisé, qui n'hésite pas à déléguer à l'initiative privée une large part de ses missions régaliennes. La figure de l'État exclusif et monopolisateur n'est donc pas une fatalité, et il est d'autres façons de le concevoir. Cette privatisation de l'État constitue du reste une tendance lourde dans la plupart des pays développés, où cette évolution se réalise selon deux modalités : la première («l'État vers le privé») correspondant à un transfert graduel de compétences, la seconde, plus novatrice («l'État comme le privé»), tendant à assimiler l'État à une personne privée, sans qu'il soit tenu compte de la singularité irréductible qui résulte de son objet et de sa nature. Pour le juriste, pour l'économiste et le financier, pour le politique, et plus largement, pour le citoyen, l'État et son devenir sont plus que jamais au centre du débat. |
RésuméUne étude sur les rapports complexes, de l'Ancien Régime à nos jours, entre les missions de l'Etat et la sphère privée. Elle revient sur le transfert graduel de compétences de l'Etat vers le privé, avant d'aborder l'évolution contemporaine qui tend à assimiler l'Etat à une personne privée, source d'inquiétude pour la société civile confrontée à la crise économique et sociale. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Éditeur(s) Date de parution
3 janvier 2013
Collection(s)
Sciences politiques et relations internationales
Rayon
Communication médias
Contributeur(s) Frédéric Rouvillois
(Directeur de publication), Michel Degoffe
(Collaborateur) EAN
9782271076168
Nombre de pages
300
pages
Reliure
Broché
Dimensions
23.0
cm x
15.0
cm x
2.5
cm
Poids
478
g
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