La cour des chats
Jacques Thiers
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurQuand Loulou s'est jeté, je n'ai rien vu, je n'ai rien entendu. Nous, les petits, ils nous laissent toujours de côté. S'il y a quelque chose de plaisant ou d'amusant, ce n'est jamais le moment car c'est toujours l'heure de faire autre chose : manger, boire, dormir, et puis aussi maintenant, depuis peu, il faut même se laver les dents ! S'il se produit un accident ou un événement triste, c'est encore pire ! Ils prennent prétexte que nous sommes trop jeunes et ils ne nous disent rien. J'ai mis un bon moment à comprendre que les miettes, c'est nous. À force de réfléchir, j'ai compris que quand les grands disent aux autres de se taire parce qu'il y a des miettes, eh bien, l'expression désigne les enfants quand ils sont petits. S'il se passe quoi que ce soit dans le voisinage, ils nous bouchent les oreilles. Et quand il y a quelque chose à voir, ils nous mettent les mains sur les yeux. C'est pour ça que je me méfie toujours... Les grands, je ne sais pas si c'est la même chose ailleurs mais, chez nous, ce sont de vrais dangers. Ils vous bouchent la vue, oui, ils vous bouchent la vie. |
RésuméUn regard félin sur la condition humaine à Bastia. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
1 avril 2015
Rayon
Romans français
Contributeur(s) Anne-Laure Thiers
(Traducteur) EAN
9782824106175
Nombre de pages
185
pages
Reliure
Broché
Dimensions
21.0
cm x
13.0
cm x
1.5
cm
Poids
227
g
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