Gilles Sebhan mène une double carrière : professeur de lettres dans un lycée d'Ile de France, il est également romancier et s'interroge à travers son oeuvre littéraire et picturale sur les rapports entre les générations, la sexualité et la criminalité.
Gilles Sebhan est né dans une famille d'origine juive marocaine installée en France et s'est toujours senti écartelé entre deux cultures. Très vite s'est posée à lui sa relation à son père, qui dut porter l'étoile jaune mais fit la guerre en Algérie. Il a choisi d'étudier les lettres après le bac et enseigne la littérature dans un lycée de la région parisienne. Ses quatre premiers romans, Haut risque, Presque gentil, La dette et Fête des pères sont en partie autobiographiques et se penchent sur la relation entre père et fils, la vérité sur le père permettant peut-être de découvrir la vérité sur soi, mais aussi sur les liens entre homo et hétérosexualités. Il a également consacré des études à Tony Duvert, Tony Duvert, l'enfant silencieux et Jean Genêt, Domodossola, le suicide de Jean Genêt. Sa peinture explore les mêmes thèmes.