Vols de vaches à Christol Cave : histoire critique d'une image rupestre d'Afrique du Sud
Jean-Loïc Le Quellec , François-Xavier Fauvelle-Aymar , François Bon
Versailles, Lyon 2ᵉ, Lyon 6ᵉ...
Ce que dit l'éditeurC'est une peinture rupestre cachée dans un abri rocheux d'Afrique du Sud. À notre gauche, les assaillants, qui s'enfuient après leur forfait ; à notre droite, les victimes, qui, passé la panique des premiers instants, se sont ressaisies et poursuivent leurs agresseurs en brandissant lances et boucliers. L'affaire paraît élémentaire : des chasseurs-cueilleurs bushmen viennent de fondre sur un village d'agriculteurs bantous et ont volé leurs vaches. Mais voici qu'à la fin du XIXe siècle, un deuxième vol est commis, cette fois sur la peinture elle-même : Frédéric Christol, missionnaire protestant français, l'un des premiers à avoir posé son regard sur l'oeuvre, s'emploie à y prélever des blocs avec des figures de vaches pour les envoyer à des musées européens et attester ainsi de la présence d'un art pariétal à l'autre bout du monde. Depuis sa découverte il y a un siècle et demi, cette fameuse peinture de « Christol Cave » a fasciné experts en art rupestre, ethnologues et préhistoriens. Tous y ont lu un témoignage si accablant contre les « Bushmen », les derniers chasseurs-cueilleurs de cette partie du monde, que l'image en est venue à incarner le « choc » entre chasseurs de la préhistoire et agriculteurs des premières civilisations. Et pourtant, est-ce bien un « vol de vaches » que l'on voit à l'image ? Les commentateurs successifs n'ont-ils pas vu seulement ce que leur raison voulait voir ? L'enquête est à refaire. Mais est-il possible de reconstituer le document d'origine, la pièce essentielle du dossier, malgré les nombreuses déprédations que la peinture a subies ? À l'aide de nombreux documents d'archives et en mobilisant les techniques scientifiques les plus performantes, les auteurs parviennent à redonner vie à l'image presque disparue. Jusqu'à certains détails qui n'avaient jamais été vus ou compris... Et si les voleurs n'étaient pas ceux que l'on croit ? Pour la première fois, une image rupestre est ici considérée comme un document d'histoire sur la société qui l'a créée mais aussi sur celles qui l'ont interprétée. |
RésuméEnquête sur un panneau rupestre d'Afrique australe représentant un conflit entre deux populations dont l'une vole le troupeau de vaches de l'autre. Cette image fut découverte au début des années 1880 au Lesotho par F. Christol et interprétée comme la représentation d'une bataille entre Zoulous et "Bushmen". Les auteurs reconstituent le document d'origine et en réévaluent l'interprétation. ©Electre 2026 |
Caractéristiques Auteur(s) Éditeur(s) Date de parution
10 décembre 2009
Collection(s)
Locus solus
Rayon
Peinture, gravure
EAN
9782859446338
Nombre de pages
173
pages
Reliure
Broché
Dimensions
25.0
cm x
16.0
cm x
1.2
cm
Poids
364
g
|
![]() À propos de l'auteurFrançois-Xavier Fauvelle-Aymar, historien et archéologie, s'intéresse à l'Afrique depuis ses études et en de plus de ses responsabilités au CNRS et à l'université de Toulouse, part tous les ans diriger des fouilles sur le terrain d'un bout à l'autre du continent. |

